mardi 11 août 2009

Lui et moi

Ecrit fin juin :

Après 5 mois de couple, 5 mois de vie commune, je me permets de rajouter la catégorie "Lui et moi" sur mon blog. J'ajoute même celle de portrait, car mine de rien, je m'apperçois en avoir dejà peint quelques un sur mon blog. Pouvons nous dire que nous connaissons quelqu'un en sa plus grande profondeur? Je ne sais pas encore pour ce qui le concerne. En tout cas, je sais que je ne connais pas Jérémy encore à ce niveau, et heureusement. Mais je peux déjà dire que c'est quelqu'un avec qui je prends du plaisir à vivre. Certes, ce n'est pas toujours facile. Je me pose parfois la question : suis je heureux? Ou est il heureux?


Ceci est tout nouveau pour moi :
J'ai vécu 5 ans avec une fille, mais 5 ans à mi temps. La semaine, nous étions tous les deux dans nos écoles respectives à quelques centaines de Kms. Nous passions le we ensemble, une fois chez ses parents, une fois chez les miens. Nous n'avons donc pas vécu "ensemble" au sens stricte du terme.
Avec Jérémy, c'est la première personne avec qui je vis réellement. Peut être encore pas tout à fait réellement, car ce n'est pas notre appartement, mais nous vivons ensemble et partageons les tâches ménagères ainsi que les rires et parfois les sauts d'humeures. Mais surtout je me réveille tous les matins à ses cotés. Pas dans ses bras, malheuresement, mais tout de même à ses côtés.
Pour ma part, ceci est une toute nouvelle expérience. Nous avons toujours peur du changement. Cela fait 5 petits mois que nous dînons ensemble tous les soirs. Il ne veut toujours pas me dire "Je t'aime", mais nous faisons de plus en plus d'achat en commun. (Dernièrement, il souhaitait une télé LCD ...) Caprice, auquel je viens de céder. Pas d'engagement du coeur, mais une sorte d'engagement qui est fort similaire tout de même, dans ses actes et dans ses paroles.

Pas d'engagement par contre du côté de la cigarette. Cela fait plusieurs mois qu'il a décidé d'arrêter, mais après une tentative, la cigarette est toujours à la bouche. Je sais qu'un jour il y arrivera, mais je ne l'embète pas avec ceci. Il a déjà pris conscience des effets (négatifs, ça va de soit) de la cigarette. Par contre, concerant cette drogue (bien grand mot peut être), ce canabis (feuille ou résine), et bien celle ci est toujours présente également. Cependant, là j'ai beaucoup de mal de la tolérer. Un joint le we entre amis, à la rigueur pourquoi pas si ceci reste occassionnel. Mais que dire lorsqu'on fume 2 joints quotidien, tout seul?? j'ai beaucoup de mal à supporter ce rituel. Comme la plus part des dépendants, il me dit pouvoir arrêter quand il veut, le temps qu'il veut, mais je ne demande qu'à voir ... Est ce grave docteur? Je travaille beaucoup sur moi même pour banaliser cet act, mais ai je raison?

Ferais je semblant d'être heureux? Je me dis qu'en se demandant si on est heureux, c'est qu'on ne l'est pas. Pour vous dire la vérité vraie, il m'est arrivé plusieurs fois de vouloir cesser cette relation. Mais au dernier moment, après un moment fort et complice passé entre nous un revirement de situation surgit. Je me dis que c'est nouveau pour moi, que je dois faire des concessions.


Qu'est ce qui me dérange au final?

- qu'il fume!! Mais après tout, qu'il vive sa vie comme il l'entend. Mais bon, retrouver un mec stone, les yeux explosés, tout souriant, qui vous dis, je suis desolé, je suis défoncé ...

- qu'il ne soit pas calin : je me plains de ne pas avoir autant de bisous, de caresses corporelles, ... autant que je le souhaiterais, mais je me dis que c'est le problème également chez certains couples, et puis ça me passera

- que je me pose les questions : est il heureux avec moi? s'ennuit il avec moi? Cela lui arrive de vouloir passer un we, ou une soirée tranquil sans moi. Je me dis que c'est normal, c'est le coté sauvage comme il le dit, qui se réveille.


Un mois et demi plus tard :
La vie est belle!!! :-D
Il me balbutie quelques "je t'aime" encore un peu timide
Nous vivons pleinement notre vie et sommes de plus en plus complice
Il devient plus calin (ou moi j'en demande moins ...) lol en quelques mots, nous nous harmonisons
Cela fait 3 semaines qu'il ne fume plus !!! Mais plus rien du tout!!! Mais, il m'a très vite rappeler que le canabis, ne serait jamais complétement finit!!

Bref, tout va bien dans le meilleur des mondes!!
bises à vous

mardi 12 mai 2009

Record battu

Cela fera bientôt 4 mois, que Jérémy et moi sortons ensemble, le bilan s'impose :


- je ne supporte plus qu'il fume des joints quotidien et qu'il ne se rende pas compte de sa dépendance
- j'aime être à ses cotés et le serrer fort dans mes bras
- je regrette que le point précédent, ne soit pas toujours réciproque
- j'aime passer du temps à ses côtés et souhaiterai faire d'avantage d 'activités avec lui
- je suis déçu de ne pas avoir encore entendu ces paroles : "Je t'aime". Peut être qu'il est trop tôt et que j'en demande trop.
- je suis frustré de ne plus faire autant de sexe qu'au premier mois. (il parait que le cannabis en est une raison ...)
- au bout de 4 mois, notre couple apparaît déjà routinier : c'est grave docteur?
- je suis content de retrouver une vie seine, de rendre visite à ses parents, de vivre une vraie vie de couple
- je suis content de n'être presque pas jaloux et que nous nous faisions réciproquement entièrement confiance (je tenais à le souligner tellement c'est rare dans la "communauté" gay)
- cela fait 6 jours que nous sommes séparés de plusieurs centaines de Kms : il me manque, et je suis aux aguets du moindre message de mon téléphone ...

Conclusion :
Autant de points négatifs que de points positifs. Aventure à poursuivre :-D
Pour qu'un couple fonctionne chacun doit faire des concessions. Je pense que le cap des 3 mois dépassé, ceci n'est déjà pas si mal ... lol

jeudi 23 avril 2009

Lève la jambe

Je suis allongé sur ma serviette. Je commence à transpirer. Je souffle et inspire par petits suffoquements après cette série de vas et viens. Nous sommes 4. Il y a Franck que je connais bien, puis deux autres mecs que je rencontre pour la première fois. Ce sont deux petits hommes assez jeunes et musclés. Personne ne fait de bruit, juste quelques gémissements parfois. D'autres personnes arrivent. Mon muscle commence à se raidir de nouveau. Je vais m'allonger un peu plus loin. Je souhaite essayer une nouvelle position. Un mec s'approche de moi pour me conseiller. Il me montre un nouveau mouvement à effectuer. A mon tour de le pratiquer sous son oeil attentif. Je le remercie de se plaisir qu'il me fait partager. Tout ceci me fait transpirer. Je ressens une légère douleur, dirons nous plutôt une sensation, au niveau du fessier. Je fais 5 séries de 10, comme on me l'a conseillé. Pour une première fois, je pense que c'est pas si mal que ça. Je pense également avoir quelques courbatures demain. Cette séance de musculation m'a fait du bien, je reviendrai.

lundi 20 avril 2009

Un baisé sur le quai avant de partir!

Je me blotti sous mes draps. Il y fait tout froid. Je suis seul pour me réchauffer. Je me recroqueville le plus possible afin d'accumuler ma chaleur. Une fois mon corps réchauffé, je m'étends tout doucement, m'aventurant dans la froideur de mon lit. Petit à petit, je profite de tout cet espace que je n'aurai pas à partager ce soir. J'aime me mettre au milieu de ce matelas, ou mieux, en travers pour occuper toute cette place vide, qui m'est réservée. Mon pied dépasse en dehors de la couette. Il prend l'air froid, ceci fait du bien, car ma couette commence à trop me réchauffer. Je me retourne. Je me reretourne. J'ai du mal à trouver le sommeil. Je vois le temps passer. Je sais que je dois me lever très tôt demain, donc il faut absolument que je dorme. Allez dors!!! Mais rien à y faire, le sommeil tant demandé n'arrive toujours pas. Je me mets sur le coté, sur le dos, ou alors sur le ventre avec la tête sous le traversin, mais rien y change. Il est 22h45. Il est 23h54. Il est 1h38.
ding ding ding 4h35! Je me souviens de mon rêve. Du moins vaguement. Je prends quelques instants pour le décortiquer. Je suis tout près d'une fille. Mais ne serait pas Sophie? Mais si biensur. Cette jeune institutrice, grande copine de mon amie Céline. En compagnie de celle-ci, je suis allé voir Sophie le we dernier dans son nouvel appartement. Elle vit avec Laurent, un mec remplit de culture. Quelqu'un qui sait penser différemment. Quelqu'un qui est parfois à trois miles lieux de nous. J'adore ce coté et l'admire. Mais en contre partie, il met sa copine au troisième plan. Celle ci en souffre et avait décidé de le laisser à plusieurs reprises, mais ils sont toujours ensemble. Désormais, il travaille, enfin, après toutes ces années à vivre sous le crochet de son papa Monsieur le Docteur. Il commence à se prendre en main, pour le bonheur de son couple, du moins je l'espère.
Bref, Sophie est là, dans mon rêve, sur le quai, prête à partir. Sophie et moi, c'est une longue histoire. Un petit jeu du chat et de la souris. Que les rêves peuvent être bizarres et difficile à se rappeler.
Faites de beaux rêves!

dimanche 19 avril 2009

Des rideaux?

Oui des rideaux! Des rideaux pour mettre aux fenêtres, des rideaux pour se protéger du bruit de la route, des rideaux pour se cacher des regards indiscrets, des rideaux pour décorer ce nouvel intérieur.
Depuis que Jérémy habite mon appartement, c'est à dire depuis 3 mois, celui-ci a pas mal évolué. Je lui avais laissé carte blanche pour la décoration. Pour moi ceci est laissé de côté. D'une part, je ne sais pas très bien marier les bonnes couleurs et les bons genres. Que ce soit pour ma garde robe ou pour mon appartement. De plus, tant que je ne suis pas propriétaire de l'appartement, ceci ne m'encourage pas à faire beaucoup de décoration. Pour moi c'est un appartement provisoire.
Lorsque j'étais étudiant, j'ai vécu à 3 dans un studio. C'était plus un squat, qu'un appartement. Ensuite, j'ai vécu seul dans mon premier appartement sur Lyon. Il n'était pas terrible. Aucune décoration. Rien. Même pas une photo ou un poster sur les murs. Lorsque j'ai emménagé dans mon appartement actuel, là j'ai eu envie d'y mettre quelques éléments de décoration. Les plus jolis et les plus en harmonie avec mon intérieur m'ont été offert par mes amis. Bref, j'en reviens à mes moutons. Le salon a tout été chamboulé de façon à occuper tout l'espace. Mon lit qui était dans mon fameux placard s'est retrouvé dans l'alcôve du salon, comme à l'origine, c'est à dire tout proche de la fenêtre, tout proche de la route, toue proche du bruit des voitures!!!
Un tapis a pris place sous ma grande table de fer et tandis qu'une orchidée y a poussé. Sur mon petit meuble noir : un bougeoir ainsi qu'une bougie pour masquer l'odeur de la fumer (bien que Jérémy DOIT fumer à la fenêtre), un pot pourri. Nous avons même semé quelques herbes à cuisiner dans un pot à 3 trous.
J'ai cherché par tout moyen à stopper ce bruit qui m'insupporte, mais rien à y faire, les boules quiess sont toujours au RDV!! Je n'ai pas encore essayé les rideaux, mais je n'ai plus espoir ...

jeudi 2 avril 2009

Papi, pépé

Papi ou pépé. Chacun à son nom. Le deuxième vient de nous quitter ce jour. Il va rejoindre ma mémé. Mes grands parents sont tous partis. Aujourd'hui, je viens donc d'apprendre cette triste nouvelle. Je me rends compte à cet instant qu'une génération entière de ma famille est partie. Dans les dîners de familles, les anciens sont sur un bout de la table puis les enfants de l'autre. C'est dans ces moments là qu'on se rend compte que l'on vieillit, que la famille change, il y a les décès, mais heureusement il y a les naissances.
Ce qui me fait le plus de chagrin, c'est de repenser à mon papi. Une personne que j'adorais. Il est décédé lorsque j'avais 16 ou 17 ans. C'était une personne formidable. Je lui rendais régulièrement visite. Je respectais énormément ses choix et écoutais avec beaucoup d'attention ses conseils et ses paroles. Il était un exemple pour moi. Je n'ai jamais trouvé quelque chose de négatif sur lui. A part peut être son caractère un peu têtu parfois. C'était une personne qui aimait rester dans l'anonymat. Il était généreux et très modeste.
Depuis le décès très jeune de ma mamie que je n'ai jamais connue, il ne vivait plus que dans sa grande cuisine puis dans sa chambre, bien qu'il habitait dans une grande maison à la campagne avec beaucoup de dépendances.
A cette époque, je jouais au mécano. Je m'amusais avec des pièces métalliques, que j'assemblais grâce à une notice, des vis, des écrous et une clé. Mon père m'apprit qu'il devait lui rester ces fameuses boites de mécano dans le grenier. Alors, petit enfant que j'étais, je voulu à tout prix récupérer ces fameuses boites. J'ai donc embêté mon grand père pour monter au grenier et rechercher ces fameuses boites de mécanos. Il me disait qu'il n'y avait rien de tel et il avait raison. Je m'étais donc fais une raison. Quelques jours plus tard, lorsque je suis allé lui rendre ma visite quotidienne, il me donna un paquet, enveloppé de journal, à l'intérieur duquel je sortie une boite de mécano!! Il me dit qu'il l'avait retrouvé dans son grenier et qu'elle était à mon père. J'étais tout content. Mais la vérité était que ma mère, sur sa demande, s'était rendu au supermarché pour acheter ce petit jouet.
Quant à mon pépé, le dernier souvenir que j'ai de lui, sans compter la semaine dernière où j'ai l'ai revu pour l'enterrement de ma grand mère, remonte à 1 mois environ. J'étais venus leur rendre visite à tous les deux, dans leur chambre de la maison de retraite. Je me souviens de mon grand père bien fatigué, dormant, m'adressant presque pas la parole. Je crois que c'est ce jour là que j'ai le plus souffert. Ce jour là, de les voir tous les deux mourants. C'était beaucoup plus souffrant qu'aujourd'hui. C'est ce jour là, que j'ai compris que tout à un début et une fin.
Pour terminer, je dirai donc, que nous devons profiter de la vie, profiter de chaque instant qui nous est offert.

lundi 30 mars 2009

Ma complice

Lorsque j'étais étudiants, j'étais entourés de mes amis. Après mon bac, je suis allé deux ans en IUT. J'ai souffert de cette séparation, ne plus les voir tous les matins, les journées, les soirs (car j'étais en interna). Je n'aimais pas ces débuts d'années scolaire où personne ne se connaissait. Je ne m'insère pas très facilement dans un groupe, surtout les groupes de mecs. En effet, ce qui les lient entre eux, ce sont le foot, les voitures et les gonzesses!!! Et je ne caricature pas (enfin peut être un peu, mais très léger!). Et moi pas très intéressé sur ces 3 sujets, même igniards sur les deux premiers. Je me suis donc lié d'amitié avec ma Laetitia. Une fille d'exception, pleins d'énergie, simple (pas conquête pour un sous). Nous avions le même caractère têtu. Nous avions la même vision des choses, nous aimions comprendre le pourquoi du comment! Nous faisions tous nos travaux de groupes ensemble. Nous nous engueulions, nous riions. Nous nous racontions nos petits secrets. J'étais comme "une copine" pour elle. Car je sais, qu'il y a des choses que les filles aiment garder pour elles et ne parlent pas aux garçons. Elle avait un copain et moi j'avais ma copine. Cela n'empêchait pas les autres de nous appeler "les amoureux". Il y avait aussi Magalie avec nous, mais j'étais beaucoup plus proche de Laetitia. Ensuite, lorsque j'ai poursuivis mon cursus scolaire en école de commerce, je n'ai pas pu retrouver une telle amitié.

Malheureusement, Laetitia et moi ne nous voyons plus beaucoup. Un coup de fil de temps en temps. Elle me propose toujours de passer la voir lorsque je rends visite à ma famille, car elle est sur ma route, mais le temps presse toujours. Moi qui dit qu'il faut savoir prendre son temps, vivre... Mais au final, il y a toujours quelques choses d'urgent.

Il y a deux semaines, les élèves de l'IUT ont décidé d'organiser un repas pour les anciens élèves. Laetitia et moi avons donc repris contact pour se donner rdv. C'est au téléphone que je lui ai fais mon coming out. Et comme je m'en doutais, elle n'en a pas fait de cas. Elle ne s'en doutait pas, mais elle est très ouverte et d 'ailleurs elle devra s'ouvrir car elle est enceinte. La roue tourne.

Je l'attends sur le parking comme convenu. Nous entrons dans la salle et revoyons pleins d'anciennes connaissances. C'était très sympa de revoir tous ces visages, ces jeunes messieurs dames, et puis des plus anciens pour les profs. Ils n'ont pas changé. Certains ont tout de même pris un coup de vieux, ont le visage bien fatigué alors que d'autres ont toujours la même énergie.

A un moment de la soirée, on se retrouve enfin que tous les deux, où je peux lui parler un peu de mon homosexualité, car au final nous n'en avions pas bcp parlé au téléphone. Et là, elle m'apprend que ça fait deux ans qu'elle le savait!! Je n'en reviens pas. Une fuite de la part du seul mec que j'avais rencontré dans ma campagne. Deux ans qu'elle savait et deux ans qu'elle ne m'en avait pas parlé ...